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Le
site naturel des Rives de Beaugency est composé d’une
mosaïque de milieux très différents offrant des paysages
variés.
Bien que ce site ait une vocation généraliste et
grand-public, il convient de faire un minimum de
botanique : en phytosociologie, discipline botanique
étudiant les relations spatiales et temporelles entre les
végétaux, on parle plutôt de groupements végétaux.
Un groupement végétal en équilibre avec son
milieu (sol, conditions climatiques…) est composé d'une
liste de plantes spécifiques que nous aurons toutes les
chances de trouver. Les mêmes causes produisant les mêmes
effets, on retrouvera dans un autre endroit présentant
sensiblement les mêmes conditions de sol et de climat les
mêmes plantes.
(je
m'excuse auprès des véritables botanistes - dont je ne
suis pas - pour cette approximation)
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Les saulaies et
peupleraies du site présentent un intérêt tout
particulier du fait de leur disposition non linéaire et de
leur surface relativement importante. Ce type de boisement
pré-forestier est en effet précurseur des formation
boisées du type " Forêt alluviale ligérienne
typique ", c’est à dire l'association "chêne
- orme - frêne".
Ces saulaies et peupleraies
devraient évoluer avec le temps vers des forêts alluviales viables,
stables et représentatives. Il est à noter que les
groupements pré-forestier du type Fruticée ne préfigurent
pas des formations de type forêt alluviale mais plutôt des
Chênaies pédonculées-sessiliflores de type hybride.
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L’étude
réalisée de 1996 à 1998 par l’IEA montre une bonne
dynamique végétale sur les formations annuelles des
grèves (Nanocyperion). On observe en effet l’apparition
ou la disparition de certaines espèces due à la variation
de la hauteur des eaux du fleuve et de l’érosion qui en
découle. Cela démontre un bon fonctionnement des
écosystèmes des grèves sur le site.
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Sur
les Rives de Beaugency, on distingue les groupements suivants :
- Des bancs de
sable de rivière sans végétation
- Une association
à petites Cypéracées
- Des grèves
alluviales à Chénopodes
- Des roselières
alluviales
- Une jeune ormaie
rudérale
- Des saulaies et
saulaies-peupleraies
- Des prairies
mésophiles
- Des mares
- Un groupement
pionnier de friches
- Un groupement de
colonisation forestière (que l'on appelle la fruticée)
- Une
Chênaie-Frênaie résiduelle
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Grève exondées
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Les
prairies à graminées illustrent bien l'évolution
des milieux : les graminées profitent du limon du
fleuve pour émerger directement sur du sable
apporté par la Loire il y a 10, 20 ou 100 ans.
L'humus provenant de la décomposition des
végétaux eux-même et l'eau de la nappe alluviale
située 1 à 2m sous le sable sont les deux
seuls éléments qui permettent le développement
des plantes.
Ainsi, l'évolution naturelle de fermeture de
ces prairies (par des épineux) est lente. De plus,
elle peut être interrompue par une crue qui
déposera à nouveau du sable en quantité.
La présence de nombreux lapins sur le site joue
également un rôle favorable au maintien de milieux
ouverts. |

Prairie à chiendent
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Prairie pâturée
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Les
milieux ouverts sont très intéressants par leur
diversité floristique. Nous ne trouverons pas
du tout les mêmes plantes sur un milieu pâturé, ou
sur une praire sèche à sédums et orpins.
Ces prairie, bien qu'à proximité immédiate de
l'eau, poussent sur des couches de sable très
drainante et peuvent présenter l'été des conditions
de sécheresse intenses favorisant une flore
particulière.
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Prairie
sèche
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Mare
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L'eau
est bien-sur omniprésente sur le site. Outre la
présence des eaux-vives de la Loire, les mares , et
les boires (plus ou moins connectées au fleuve
selon le niveau de l'eau) offrent des lieux d'une
très grande bio-diversité (insectes, mollusques,
flore).
Elles jouent un rôle certains dans la reproduction
des poissons.
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Frayère, boire
partiellement connectée
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